Аукцион Bidspirit | [НОВЫЕ ЧЕРТЫ ЛИЧНОСТИ И ТВОРЧЕСТВА
[НОВЫЕ ЧЕРТЫ ЛИЧНОСТИ И ТВОРЧЕСТВА ГЕНЕРАЛА КРАСНОВА] ”ПРОСЛЫШАВ О ВАШИХ ВЕЛИКОЛЕПНЫХ ПЕРЕВОДАХ, Я БЫЛ БЫ СЧАСТЛИВ, ЕСЛИ БЫ ВЫ ПРИДАЛИ БЛЕСК ФРАНЦУЗСКОГО МАСТЕРА МОЕМУ РУССКОМУ ТВОРЕНИЮ” КРАСНОВ, Пётр Николаевич (1869—1947), генерал Собственноручное письмо к Дени Рошу. Сантени, 30 октября 1933 г. - [3] с. ; 27 x 21 см. - На фр. яз. - Бумага, чернила. Важное письмо, в котором генерал Краснов на очень приличном французском рассказывает Рошу о своих творческих планах, участии в конкурсе антибольшевистской литературы и просит о сотрудничестве в переводе его романа. [Полный перевод на русский язык будет предоставлен аукционным домом ROSSICA приобретателю этого автографа] (Général) P.N. Krassnoff Santeny par Villecresnes (Seine et Oise) 30 Octobre 1933. Monsieur, L’Académie d’Education et d’Entr’aide Sociales, présidée par Mgr Baudlillart, de l’Académie Française, Recteur de l’Université Catholique de Paris, organise dans le monde entier, à la requête et sous l’inspiration de hautes autorités morales frappées du danger couru par notre civilisation, un concours de romans d’un ordre déterminé. Les ouvrages présentés par leurs auteurs dans leur langue, libres dans leur forme d’art, auront pour objet l’illustration de la psychologie du bolchevisme et des ravages passés, présents et futurs causés par l’application des conceptions bolchevistes dans la famille, la cité, la société, à la lueur des séculaires traditions engendrées par la doctrine et la morale chrétiennes. Le sujet du roman pourra être choisi, soit en Russie même, soit dans les milieux communistes où s’exerce le plus fortement l’influence du bolchevisme. Le règlement du concours autorise à présenter au jury l’oeuvre imprimée. Le résultat du concours sera proclamé à la fin de janvier 1935. Il comportera trois prix : un premier prix de cinquante mille francs français, un deuxième de vingt mille et un troisième de dix mille. J’ai écris (sic) pour ce concours un roman intitulé « La Haine » et je veux le présenter imprimé en langue Russe et Française. J’ai vu mon éditeur russe (E. Sialsky, 2, rue Pierre le Grand, Paris) et les éditeurs Mrs Plon et Payot, dont le dernier a édité en langue Française mes deux romans : « De l’Aigle Impériale au drapeau rouge » et « Comprendre c’est pardonner ». Tous les trois m’ont assuré qu’ils seraient prêts à entreprendre l’édition de mon roman et le faire paraître avant le délai final du concours (le 1er juillet 1934). Vous m’obligeriez beaucoup et me renderiez (sic) un grand service, Monsieur, si vous vouliez consentir à entreprendre la traduction de mon roman. Il contient 400 pages dactylographiées ou 300 pages imprimées. La première partie, qui fait à peu près le tiers du roman, est toute prête, et je pourrai vous l’envoyer immédiatement dès que j’aurai le plaisir de recevoir votre réponse favorable. La deuxième partie serait à votre disposition le 20 novembre et la troisième le 20 décembre. À mon grand regret, je ne peux pas prendre sur moi l’obligation de payer la traduction. Vous savez sûrement combien la situation pécuniaire d’un écrivain russe est nulle. Le payement devra se faire par l’éditeur en compte des honoraires l’auteur, en outre je vous propose une partie de mon prix, si j’ai la chance d’en recevoir un. Excusez moi que, n’ayant pas eu le plaisir de vous connaître personnellement je vous adresse ma demande, mais je connais vos admirables traductions et je serais heureux si vous vouliez donner un coup de maître français à mon œuvre. La traduction doit être livrée à l’éditeur en février et paraître vers la fin de juin pour être présentée au jury le 1er juillet. Je vous prie, Monsieur, de me répondre au plus tôt possible. Peut-être pourriez-vous me donner quelques conseils ou faire d’autres propositions. Si vous voulez un rendez-vous je puis venir chez vous ou dans l’endroit (excepté vendredi 3 et samedi 4 novembre) que vous m’indiquerez à Paris. Comme j’habite la campagne je ne suis pas maître de mon temps, étant lié par les trains. Je puis être à votre disposition à Paris entre 13 heures et 17. Espérant votre réponse favorable, je vous envoie, Monsieur, l’expression de mes sentiments très distingués. P. Krassnoff Происхождение: РОШ, Денис (1868–1951). Французский писатель и переводчик. Заинтересовавшись русской культурой, он в 1898 году совершил путешествие в Санкт-Петербург, где познакомился с Л. Толстым, А. Чеховым, И. Репиным. Переводил произведения Н. Лескова, И. Тургенева, А. Чехова, И. Шмелёва, Ремизова и других авторов. Сотрудничал с журналом ”Старые годы”. Главная его заслуга, как видится, в том, что он один из первых на Западе сумел распознать могучий талант ещё совсем молодого Набокова. Страстно увлекшись его книгами, Рош много сделал для популяризации творчества Набокова во Франции. В частности, он выполнил первый перевод на французский язык романа «Защита Лужина» (вышел в 1934 г. под заглавием «La Course du fou»).